Les données d’activité de novembre étaient mitigées mais restent en ligne avec un rebond de la croissance au quatrième trimestre. Les ventes au détail étaient particulièrement décevantes avec une hausse de +3,9 % sur un an contre +4,9 % le mois. précédent. Nous observons notamment un repli des ventes du secteur de la restauration, dans un contexte de renforcement des restrictions sanitaires.

Les autorités poursuivent leur stratégie « zéro Covid » et les habitants de diverses régions ont déjà été invités à rester sur place pour le Nouvel An lunaire (1er février), alors que les premières études suggèrent que le vaccin du laboratoire chinois Sinopharm pourrait ne pas protéger contre une infection liée au variant Omicron, même après une troisième dose.

Entre immobilier, industrie et énergie

Les données relatives à l’activité dans le secteur de l’immobilier s’amélioraient un peu mais restaient faibles. En glissement annuel, l’investissement dans le secteur de l’immobilier est passé de -5,4 % à -4,3 %, les mises en chantiers de -33,1 % à -21,0 % et les ventes de logements résidentiels de -24,1 % à -16,3 %. Les prix de l’immobilier affichaient un troisième mois consécutif de baisse, portant la hausse sur un an à +2,4 %.

La production industrielle s’est révélée supérieure aux attentes avec une progression de +3,8 % en glissement annuel. La bonne tenue des exportations est un facteur de soutien à la production manufacturière, mais la production reste orientée à la baisse dans certaines industries très énergivores comme le ciment ou l’acier, qui sont à la fois très exposées aux rationnements d’énergie et au ralentissement du secteur de l’immobilier.

Les pénuries d’énergie semblent néanmoins s’apaiser à en juger par la forte baisse du prix de la tonne de charbon, le rebond de la production aidant. Cela permet de ralentir la hausse des prix à la production, qui ressort à +12,9 % sur un an.

Chine : assouplissement de la politique économique

Quelle politique économique en 2022 ?

L’inflation des prix à la consommation demeure néanmoins contenue à +1,2 % sur un an, hors énergie et alimentation. Cela permet aux autorités d’assouplir leur politique monétaire pour aider la croissance du crédit et l’activité. Le coefficient de réserves obligatoires des banques a été abaissé de 50 points de base.

Le taux préférentiel de prêts à 1 an, correspondant au taux le plus avantageux que les banques peuvent offrir aux entreprises et aux ménages, a été abaissé de 5 points de base à 3,80 %. À l’issue de la conférence économique annuelle, qui donne les grandes orientations pour 2022, et en attendant les objectifs chiffrés traditionnellement publiés en mars, les autorités ont insisté sur le fait que la stabilité sera une priorité en 2022.

Il a été suggéré que la politique économique sera plus accommodante et les autorités ont indiqué que la prospérité commune était un objectif de long terme qui passait d’abord par l’augmentation de la richesse, ce qui suppose le maintien d’un bon niveau de croissance.

L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 26 décembre 2021.